Abonnement WhatsApp payant : quel avenir en Europe avec le Digital Markets Act ?

Par L'équipe rédaction Neety

Publié le février 2, 2026

Abonnement WhatsApp payant : quel avenir en Europe avec le Digital Markets Act ?

Meta envisage de proposer un abonnement payant pour WhatsApp, permettant aux utilisateurs d’éviter les publicités dans les Chaînes et les Status. Cependant, cette initiative pourrait entrer en conflit avec la législation européenne, notamment le Digital Markets Act (DMA). Alors que les régulateurs surveillent de près les pratiques de Meta, quelles sont les implications potentielles pour les consommateurs européens ?

L’essentiel à retenir

  • Meta souhaite introduire un abonnement payant pour WhatsApp, similaire aux offres sur Facebook et Instagram.
  • Cette stratégie pourrait violer le Digital Markets Act, exigeant une alternative gratuite pour les utilisateurs.
  • WhatsApp est désormais classé comme « très grande plateforme » (VLOP) par l’Union européenne, impliquant des obligations supplémentaires.

WhatsApp et l’option d’abonnement payant

Meta prévoit de lancer une option d’abonnement payant sur WhatsApp, permettant aux utilisateurs d’éviter les publicités dans les Chaînes et les Status. Cette fonctionnalité figure dans les codes de la version 2.26.3.9 de l’application. Bien que le coût exact ne soit pas encore divulgué, des estimations le placent à environ 4 euros par mois.

Impact du Digital Markets Act sur l’initiative de Meta

Le Digital Markets Act impose que les contrôleurs d’accès, comme Meta, proposent une alternative gratuite et équivalente aux utilisateurs qui refusent le partage de leurs données entre services. Le modèle « payer ou consentir » appliqué par Meta, sans une troisième option gratuite, pourrait entraîner des sanctions. En 2025, Meta a déjà été sanctionné par une amende de 200 millions d’euros pour une violation similaire sur Facebook et Instagram.

Conséquences pour Meta en cas de non-conformité

Si Meta persiste dans cette stratégie pour WhatsApp sans proposer de publicités contextuelles, l’entreprise pourrait faire face à des astreintes journalières de 5% de son chiffre d’affaires mondial. Cette somme représenterait environ 18 millions de dollars par jour pour Meta. Le DMA prévoit également des pénalités pouvant atteindre 20% du chiffre d’affaires annuel en cas de récidive.

WhatsApp classé comme « très grande plateforme »

En 2026, l’UE a classé WhatsApp comme une « très grande plateforme » ou VLOP, ce qui soumet l’application à des obligations supplémentaires du Digital Services Act (DSA). Ces obligations incluent une évaluation des risques, des mécanismes de modération et des rapports de transparence. Meta doit se conformer à ces règles d’ici quatre mois ou risquer des amendes s’élevant à 6% de son chiffre d’affaires annuel mondial.

Meta et ses précédents défis légaux

Meta, anciennement Facebook, n’est pas étranger aux défis légaux en Europe. En 2024, l’entreprise a dû modifier ses pratiques sur Facebook et Instagram suite à des critiques de l’UE concernant la protection des données. Les régulateurs européens continuent de surveiller ses activités de près. Des concurrents comme Google et Apple ont également dû adapter leurs modèles économiques pour se conformer aux réglementations européennes, soulignant les exigences strictes auxquelles les géants de la tech doivent faire face sur le continent.

Source : https://www.faqmob.fr/whatsapp-vers-un-abonnement-payant-pour-eviter-les-publicites/

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