Apple et la fermeture de Setapp : tensions avec l’Union européenne
Par L'équipe rédaction Neety
Publié le janvier 26, 2026

Apple se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique en Europe après la fermeture annoncée de Setapp, une boutique d’applications tierce. La firme de Cupertino accuse la Commission européenne de manipulations politiques, alors que le climat entre les deux entités devient de plus en plus tendu. Découvrez les enjeux de cette confrontation qui pourrait bien marquer un tournant dans les relations entre Apple et l’Europe.
L’essentiel à retenir
- Apple accuse la Commission européenne de bloquer ses nouvelles propositions tarifaires, suite à la fermeture de la plateforme Setapp.
- La transition vers un système de commission de 5 % sur le chiffre d’affaires n’a pas abouti, malgré les efforts d’Apple.
- La Commission européenne reproche à Apple de ne pas avoir simplifié ses conditions commerciales, entraînant des sanctions financières.
Les tensions autour de la fermeture de Setapp
La déclaration de MacPaw concernant la fermeture de la boutique d’applications Setapp a exacerbé les tensions entre Apple et l’Union européenne. En cause, des conditions commerciales jugées trop complexes et instables par l’éditeur. Cette décision survient alors que la Commission européenne s’apprête à tenir Apple pour responsable de l’échec de cette alternative à l’App Store.
Apple, de son côté, dénonce le rôle de la Commission européenne dans cette affaire, accusant celle-ci de tactiques délibérées pour nuire à l’entreprise américaine. La firme insiste sur le fait que ses efforts pour adapter son modèle économique aux exigences européennes n’ont jamais reçu de réponse concrète.
Le Digital Markets Act et les boutiques alternatives
Depuis l’instauration du Digital Markets Act, Apple a été contraint de permettre la présence de boutiques d’applications alternatives sur ses appareils en Europe. Le modèle économique en vigueur impose une redevance de 50 centimes par installation pour les marketplaces dépassant un million de téléchargements.
Face à la pression, Apple avait proposé de passer à une commission de 5 % sur le chiffre d’affaires des applications, mais ce changement n’a pas été mis en œuvre, la Commission européenne n’ayant pas validé la proposition. Pour Apple, cette situation reflète une stratégie d’obstruction de la part des autorités européennes.
Les sanctions financières et les accusations d’Apple
En avril dernier, Apple a été frappé d’une amende de 500 millions de dollars pour non-conformité avec le DMA, notamment concernant les systèmes de paiement alternatifs. La Commission européenne maintient que les conditions commerciales d’Apple demeurent trop complexes, justifiant ainsi les sanctions.
Malgré ces tensions, le dialogue entre Apple et la Commission reste ouvert, selon un porte-parole européen. L’objectif est de parvenir à une solution qui respecte pleinement le DMA. Apple, cependant, perçoit cette situation comme une discrimination ciblée envers une entreprise américaine.
Apple : un historique de confrontations avec l’Europe
Apple, fondée en 1976 par Steve Jobs, Steve Wozniak, et Ronald Wayne, est devenue l’une des entreprises les plus influentes au monde. Connue pour ses innovations dans le domaine des technologies grand public, Apple a souvent été au centre de controverses, notamment en Europe. Les relations entre Apple et l’Union européenne ont été marquées par des différends sur les politiques de concurrence, la protection des données et les taxes.
Dans le passé, Apple a été confrontée à des enquêtes de la Commission européenne concernant des pratiques anti-concurrentielles et des accords fiscaux. La firme a également dû ajuster ses pratiques commerciales pour se conformer aux réglementations européennes, notamment en matière de protection des données avec le RGPD. Ces confrontations soulignent les défis auxquels Apple doit faire face pour opérer dans un marché diversifié et réglementé comme celui de l’Europe.
Source : https://davfi.fr/apple-et-la-fermeture-de-setapp-tensions-avec-la-commission-europeenne/