Fin des ventes de véhicules thermiques en 2035 : l’Union européenne face à l’incertitude
Par L'équipe rédaction Neety
Publié le décembre 11, 2025

Le projet ambitieux de l’Union européenne d’interdire la vente de véhicules thermiques d’ici 2035 rencontre des obstacles grandissants. Les divergences entre les pays membres rendent difficile l’atteinte d’un consensus, tandis que les pressions économiques et géopolitiques s’intensifient. Cet article examine les tensions actuelles et les implications pour l’industrie automobile européenne.
Résumé en 3 points
- L’Union européenne peine à s’accorder sur l’interdiction des véhicules thermiques prévue pour 2035.
- Deux blocs de pays s’opposent : l’un, dirigé par l’Allemagne, souhaite des compromis, tandis que l’autre, mené par la France, défend les investissements électriques.
- La balance commerciale automobile Europe-Chine s’est dégradée, accentuant les préoccupations économiques.
Les divergences au sein de l’Union européenne
Il y a trois ans, l’Union européenne affichait un optimisme certain en votant l’interdiction des ventes de véhicules thermiques à partir de 2035. Cependant, les espoirs initiaux ont laissé place à des désaccords notables. La Commission européenne a récemment reporté ses annonces sur ce projet en raison d’une opposition croissante entre deux groupes de nations.
Le premier groupe, emmené par l’Allemagne, inclut des pays comme l’Italie, la Pologne et la Hongrie. Ils préconisent une révision des ambitions initiales, souhaitant inclure des motorisations alternatives telles que les hybrides rechargeables ou les carburants de synthèse, afin de protéger l’industrie automobile, cruciale pour leurs économies.
Les investissements dans l’électrique sous pression
Face à ces réticences, la France et l’Espagne, leaders du second groupe, craignent que ces compromis n’affectent les investissements déjà réalisés dans le secteur électrique, notamment les gigafactories. Malgré une ouverture à des ajustements, Paris insiste sur la nécessité de maintenir l’élan vers une transition énergétique.
Ces tensions internes reflètent une situation économique tendue pour l’industrie automobile européenne, qui a subi des pertes d’emplois significatives et doit faire face à une concurrence chinoise de plus en plus forte.
La détérioration de la balance commerciale avec la Chine
La balance commerciale entre l’Europe et la Chine a connu un retournement surprenant. En 2022, l’Europe bénéficiait d’un excédent de 15 milliards d’euros, mais cette situation s’est inversée d’ici 2025, avec une balance devenue négative. Cette évolution préoccupe fortement les gouvernements européens, qui doivent protéger un secteur représentant 13 millions d’emplois et une part significative du PIB.
Historique de l’industrie automobile européenne
L’industrie automobile européenne a longtemps été un pilier de l’économie du continent, jouant un rôle crucial dans la croissance économique et l’innovation. Au cours des dernières décennies, les constructeurs européens ont dû s’adapter à des changements technologiques rapides, notamment l’émergence des véhicules électriques et connectés. Cependant, des défis majeurs se sont posés, avec une pression concurrentielle accrue de la part des constructeurs chinois et une nécessité de transition écologique.
Le secteur automobile continue d’être un élément vital de l’économie européenne, mais il fait face à des transformations structurelles importantes. Les décisions prises dans les années à venir détermineront la capacité de l’Europe à maintenir sa compétitivité sur la scène mondiale et à réussir sa transition vers une mobilité durable.