Impact énergétique de l’intelligence artificielle : ChatGPT et la question de la consommation

Par L'équipe rédaction Neety

Publié le décembre 28, 2025

Impact énergétique de l’intelligence artificielle : ChatGPT et la question de la consommation

À l’ère de l’intelligence artificielle générative, la question de la consommation énergétique de ces technologies devient incontournable. Alors que ChatGPT, le chatbot d’OpenAI, suscite un intérêt massif, son impact environnemental fait l’objet de débats passionnés. L’utilisation de l’IA est-elle vraiment aussi énergivore qu’on le prétend ? Cet article plonge dans les chiffres et les comparaisons pour démystifier l’empreinte carbone des requêtes ChatGPT.

Résumé en 3 points

  • Une requête moyenne sur ChatGPT consomme environ 0,34 Wh, soit l’équivalent de quelques minutes d’usage d’une ampoule LED.
  • La consommation énergétique des IA génératives, bien qu’importante, représente une infime partie de l’empreinte carbone individuelle.
  • La création de contenus visuels par IA consomme plus d’énergie que les requêtes textuelles, posant un défi différent.

Comprendre l’impact énergétique des requêtes ChatGPT

L’émission « C à vous » a récemment abordé la question de l’empreinte énergétique des requêtes ChatGPT, comparant une simple question à l’utilisation prolongée d’une ampoule électrique. Cette comparaison, bien que frappante, a été jugée imprécise par de nombreux spécialistes.

Selon l’Agence internationale de l’énergie, une requête textuelle moyenne sur ChatGPT consomme environ 2,9 Wh, mais des estimations plus récentes suggèrent une consommation de 0,34 Wh, ce qui est infiniment moins que ce qui avait été initialement avancé.

Comparaison avec les autres usages énergétiques

Pour mettre cela en perspective, une requête ChatGPT consomme à peu près autant qu’une ampoule LED allumée pendant quelques minutes. Ce chiffre peut sembler dérisoire, mais il doit être multiplié par le nombre de requêtes effectuées chaque jour par des millions d’utilisateurs.

En revanche, la génération de contenus visuels par IA, nécessitant des calculs plus intensifs, est bien plus énergivore. Une étude conjointe de Hugging Face et de l’université Carnegie Mellon a démontré que la génération d’image requiert en moyenne 60 fois plus d’énergie que la génération de texte.

Les améliorations technologiques et leur impact

Depuis l’apparition de ChatGPT, les modèles d’IA ont connu des avancées significatives en termes d’efficacité énergétique. OpenAI a développé de nombreux modèles depuis GPT-4, chacun étant plus performant et énergétiquement efficient que le précédent.

Ces progrès technologiques ont favorisé une réduction de l’empreinte carbone des IA génératives, même si le défi demeure pour les applications impliquant une grande quantité de données et des calculs complexes.

Considérations pour l’avenir

Alors que l’impact individuel de l’utilisation de ChatGPT reste modeste, l’enjeu se situe au niveau collectif. La multiplication des requêtes et l’essor des technologies IA doivent être accompagnés de solutions durables pour limiter leur impact environnemental.

La question énergétique se pose également pour le traitement des vidéos génératives, qui pourrait moduler la perception de l’empreinte écologique des IA si leur usage venait à se généraliser.

Contexte et historique de ChatGPT

ChatGPT, développé par OpenAI, a été lancé pour la première fois en 2019. Depuis, il a connu plusieurs mises à jour majeures, avec des versions comme GPT-3 et GPT-4 qui ont amélioré ses capacités de traitement du langage naturel. OpenAI a investi dans la recherche pour rendre ses modèles plus précis et plus économes en énergie, répondant ainsi à la demande croissante pour des solutions d’IA durables.

Le succès mondial de ChatGPT a également suscité des discussions sur la régulation de l’IA et son impact sur l’emploi, la sécurité des données et l’environnement. À mesure que la technologie continue d’évoluer, ces débats sont appelés à se poursuivre, en intégrant de nouvelles données et perspectives.

lrbeh