L’ouverture de la Cyber Defense Factory aux start-up cyber
Par L'équipe rédaction Neety
Publié le février 9, 2026

Le ministère des Armées, en quête d’innovation et de renforcement de la cybersécurité, a lancé une initiative unique en ouvrant sa Cyber Defense Factory aux start-up et autres acteurs du secteur. Ce programme inédit propose un accès privilégié à des données militaires cruciales pour développer de nouvelles solutions face aux cybermenaces. Une opportunité rare pour les entreprises innovantes de collaborer avec des experts de la défense.
L’essentiel à retenir
- La Cyber Defense Factory est un espace dédié à l’innovation en cybersécurité, offrant un accès exclusif aux données du ministère des Armées.
- Les projets doivent montrer des avancées techniques réelles et être commercialisables après une période initiale de six mois.
- Le ministère ne réclame pas de droits de propriété intellectuelle sur les innovations, mais exige une évaluation étatique des prototypes.
Une opportunité unique pour les start-up en cybersécurité
Installée à Cesson-Sévigné, près de Rennes, la Cyber Defense Factory s’adresse aux start-up, ETI et laboratoires innovants du secteur de la cybersécurité. Contrairement aux incubateurs classiques, elle permet l’accès à des données militaires réelles, fournies par les capteurs du ministère des Armées. Ces informations sont précieuses pour les acteurs qui souhaitent développer des solutions efficaces contre les cyberattaques.
Les entreprises sélectionnées pourront bénéficier de l’expertise d’opérationnels de la défense et d’experts en intelligence artificielle et traitement automatique du langage. Cet environnement collaboratif a pour but de créer des solutions véritablement adaptées aux besoins du terrain.
Un environnement propice à l’innovation
La Cyber Defense Factory propose un espace de travail de 44 m² équipé de huit postes et de matériels essentiels à la collaboration. Les start-up devront cependant apporter leurs propres équipements et prendre en charge leurs frais de déplacement. Ici, l’accent est mis sur l’accompagnement stratégique et les échanges avec les experts, plus que sur les infrastructures matérielles.
Les projets doivent démontrer une réelle capacité d’innovation, en levant des verrous technologiques et en offrant des solutions mesurables en termes de performances et de fiabilité. Les avancées doivent être tangibles dès les six premiers mois pour envisager une prolongation du projet jusqu’à douze mois.
Conditions de participation et propriété intellectuelle
Pour participer, les candidats doivent être de nationalité française. Le ministère ne revendique aucun droit de propriété intellectuelle sur les innovations développées dans le cadre du projet. Les créateurs conservent leurs droits, à condition de mettre à disposition de l’État un prototype pour évaluation. Cela assure que les innovations ne resteront pas lettre morte et pourront être testées en conditions réelles.
Contexte et initiatives similaires
Le ministère des Armées n’est pas le seul à s’engager dans la promotion de l’innovation en cybersécurité. À l’échelle internationale, des pays comme les États-Unis et Israël ont mis en place des programmes similaires, visant à renforcer leurs capacités cyberdéfensives en collaboration avec le secteur privé. Ces initiatives soulignent l’importance grandissante de la cybersécurité dans la défense nationale et le rôle crucial que peuvent jouer les start-up innovantes dans ce domaine.
Source : https://www.defense.gouv.fr/comcyber/actualites/appel-projet-cyber-defense-factory