Adoption de la taxe sur les petits colis : une nouvelle mesure pour 2026
Par L'équipe rédaction Neety
Publié le novembre 20, 2025

Dans un contexte de débats animés et de discussions politiques, l’Assemblée nationale a approuvé une taxe de 2 euros sur les petits colis en provenance de l’extérieur de l’Europe. Cette mesure, qui suscite diverses réactions, vise à renforcer les contrôles douaniers et à financer de nouvelles infrastructures. Mais quels sont les enjeux de cette décision, et comment influencera-t-elle les consommateurs et les entreprises ?
Résumé en 3 points
- Une taxe de 2 euros sera appliquée sur les colis de moins de 150 euros provenant de pays hors UE.
- Les fonds collectés financeront l’achat de scanners et l’embauche de douaniers.
- Le Rassemblement national s’oppose à cette taxe, la qualifiant de fardeau pour les consommateurs.
Les raisons derrière la taxe
La mise en place de cette taxe a été fortement motivée par la volonté de contrôler les importations de petits colis, souvent issus de pays asiatiques, et dont la valeur est inférieure à 150 euros. Le gouvernement prévoit que cette mesure génèrera environ 500 millions d’euros par an, destinés à l’achat de scanners sophistiqués et au recrutement de douaniers supplémentaires. Cette décision s’inscrit dans une politique déjà adoptée par d’autres pays européens tels que la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.
Réactions politiques et opposition
La décision n’a pas été exempte de critiques. Le Rassemblement national a exprimé son désaccord, qualifiant cette taxe de « charge sur la consommation populaire et les classes moyennes ». Marine Le Pen a souligné l’inefficacité des contrôles actuels, arguant que seulement 0,125% des colis ont été inspectés l’année dernière, remettant en question la justification de cette nouvelle taxe.
En réponse, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a défendu cette mesure comme étant une nécessité pour protéger les consommateurs des produits potentiellement dangereux. Elle a critiqué ceux qui s’opposent à la taxe, les accusant de privilégier les intérêts étrangers au détriment des commerçants français.
Proposition d’alternatives et amendements
La France insoumise a proposé une alternative, suggérant que la taxe soit appliquée directement aux plateformes numériques plutôt qu’aux colis eux-mêmes. Cependant, cette suggestion n’a pas été retenue par le gouvernement, qui a choisi de passer par le mécanisme de la TVA pour collecter cette redevance. Cette approche vise à simplifier le processus tout en garantissant que les plateformes participent financièrement.
Par ailleurs, dans un effort coordonné, les ministres des Finances de l’Union européenne ont décidé de supprimer l’exonération des droits de douane sur les colis importés, une mesure prévue pour le premier trimestre de 2026. Cette initiative est perçue comme un moyen de mieux protéger le marché intérieur européen.
Contexte de la taxe sur les petits colis
Cette taxe s’inscrit dans un contexte de tensions autour des pratiques commerciales internationales, notamment avec la montée en puissance des plateformes de vente en ligne comme Shein, spécialisées dans la fast-fashion. Ces entreprises ont souvent été critiquées pour leurs pratiques d’importation massive à bas coût, qui peuvent nuire aux commerçants locaux. En adoptant cette taxe, la France se joint à un mouvement européen plus large visant à réguler ces pratiques et à renforcer la protection des marchés locaux.