Le co-transportage en France : une solution de livraison entre particuliers qui séduit
Par L'équipe rédaction Neety
Publié le novembre 18, 2025

Avec l’essor du co-transportage, de nombreux Français découvrent une nouvelle manière d’arrondir leurs fins de mois tout en facilitant la livraison de courses. Ce concept, qui s’inspire du covoiturage, connaît une popularité croissante grâce à des plateformes comme Shopopop et Tut Tut. Quelles sont les clés de leur succès et les défis qu’elles rencontrent ?
Résumé en 3 points
- Shopopop et Tut Tut dominent le marché du co-transportage en France avec respectivement 1,5 million et 400 000 utilisateurs.
- Les plateformes permettent aux particuliers de réaliser des livraisons en moins de deux heures et de gagner entre 5 et 25 euros par livraison.
- Le modèle économique est confronté à des défis juridiques, notamment des accusations de travail dissimulé.
Des plateformes en pleine expansion
Depuis janvier 2025, le co-transportage séduit de plus en plus de Français, un succès notamment dû aux plateformes Shopopop et Tut Tut. Fondée en 2015, Shopopop a permis la réalisation de 15 millions de livraisons en 2025, marquant une augmentation de 5 millions par rapport à l’année précédente. Tut Tut, plus récente, lancée en 2021, compte déjà 400 000 clients. Ensemble, elles orchestrent mensuellement 550 000 livraisons.
Ces plateformes opèrent comme des intermédiaires entre les clients, les consommateurs et les commerçants partenaires. Les frais de livraison sont fixés par les distributeurs et payés directement aux co-transporteurs, sans commission pour les plateformes.
Un modèle économique innovant
Le concept s’inspire du covoiturage : au lieu de partager un trajet, les particuliers partagent leurs trajets pour livrer les courses d’autres personnes. Ce système permet aux livreurs de réaliser des gains supplémentaires. Shopopop estime que les livreurs peuvent gagner entre 5 et 9 euros par livraison, tandis que Tut Tut propose des rémunérations variant de 5 à 25 euros selon la taille du colis.
Bien que ce modèle offre des avantages économiques pour les livreurs, il soulève également des questions juridiques. Les livreurs sont payés sous forme de pourboires, ce qui signifie qu’il n’y a pas de charges sociales à payer, une situation qui a conduit le conseil des prud’hommes d’Évry à condamner Shopopop pour travail dissimulé.
Des défis juridiques à relever
Le modèle de rémunération basé sur les pourboires a attiré l’attention des autorités. En effet, l’absence de charges sociales associées à ce type de paiement a conduit Shopopop devant les tribunaux. Le conseil des prud’hommes d’Évry a jugé que la plateforme pratiquait du travail dissimulé, une décision contre laquelle Shopopop a fait appel.
Ce cas met en lumière les défis auxquels sont confrontées ces plateformes dans le cadre de la régulation de cette nouvelle économie. Il s’agit d’un enjeu majeur pour l’avenir du co-transportage en France, un secteur en plein essor qui doit trouver un équilibre entre innovation et conformité légale.
Shopopop et Tut Tut : genèse et impact
Shopopop, fondée en 2015, a rapidement su s’imposer dans le paysage du co-transportage en France grâce à son modèle innovant. En offrant une alternative au traditionnel service de livraison, elle a permis à de nombreux particuliers de devenir des acteurs de la logistique urbaine.
Tut Tut, créée en 2021, a rejoint ce marché avec une approche similaire. Bien qu’elle soit plus récente, la plateforme a su capitaliser sur l’intérêt croissant pour le co-transportage, attirant plusieurs centaines de milliers de clients en quelques années seulement. Ensemble, ces deux acteurs majeurs continuent de transformer le secteur de la livraison à domicile grâce à un modèle participatif et économique.