Quatre hommes accusés de trafic illégal de puces Nvidia vers la Chine

Par L'équipe rédaction Neety

Publié le novembre 22, 2025

Quatre hommes accusés de trafic illégal de puces Nvidia vers la Chine

Dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine au sujet de l’intelligence artificielle, quatre hommes se retrouvent impliqués dans un scandale de contrebande de processeurs graphiques Nvidia. Basés en Alabama, ils auraient orchestré un stratagème pour expédier illégalement ces composants en Chine, défiant ainsi les régulations en vigueur. Découvrez comment ce groupe est parvenu à contourner les interdictions, et quelles en seront les conséquences.

Résumé en 3 points

  • Quatre hommes, dont trois Américains, sont accusés d’avoir illégalement envoyé des GPU Nvidia en Chine.
  • Un total de cinquante GPU H200 et plusieurs H100 auraient été expédiés, générant deux millions de dollars.
  • L’affaire s’inscrit dans un contexte de restrictions américaines sur la vente de puces à la Chine.

La découverte d’un réseau de contrebande

Quatre hommes, trois Américains et un Chinois, sont actuellement poursuivis pour avoir créé un réseau de contrebande de processeurs graphiques Nvidia vers la Chine. Leurs noms sont Matthew Ho, Brian Curtis Raymond, Harry Chen et Tony Li. L’opération aurait permis l’envoi de cinquante GPU H200 et plusieurs H100, engendrant un chiffre d’affaires de deux millions de dollars. Des accusations de complicité pèsent sur chacun d’eux, l’un d’entre eux ayant déjà été appréhendé par les autorités.

Une méthode ingénieuse mais interdite

Pour mener à bien ce trafic, les suspects ont mis en place une entreprise fictive, Jenford Realtor LLC, prétendument spécialisée dans l’immobilier. Cette société était dirigée par Ho et Li. Les GPU Nvidia étaient acquis via Brian Curtis Raymond, dont la société Bitworks revend officiellement des solutions Nvidia et AMD. Les transactions, d’une valeur de deux millions de dollars, étaient effectuées à partir de comptes basés en Chine, et les documents d’exportation étaient falsifiés pour masquer la véritable destination des composants.

Contexte de tensions entre les États-Unis et la Chine

Cette affaire s’inscrit dans une période délicate où les relations entre les États-Unis et la Chine sont marquées par des restrictions sur les exportations de technologies avancées, notamment celles liées à l’intelligence artificielle. L’administration Trump avait déjà interdit la vente de certaines puces Nvidia à la Chine pour ralentir son avancée dans ce domaine. Une décision qui a suscité des critiques, notamment de la part de Jensen Huang, le PDG de Nvidia, qui craint que cela ne stimule le développement de solutions locales en Chine.

Nvidia : un acteur central dans la course à l’IA

Nvidia est une entreprise américaine fondée en 1993, spécialisée dans la conception de processeurs graphiques et d’unités de traitement visuel. La société est devenue un acteur incontournable dans le secteur de l’intelligence artificielle grâce à ses GPU puissants, qui sont essentiels pour l’apprentissage profond et d’autres applications IA. Les restrictions sur la vente de ces technologies à des pays comme la Chine s’inscrivent dans un effort plus large des États-Unis pour maintenir leur avance technologique et limiter la montée en puissance de concurrents étrangers.

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