Taxe environnementale pour voitures électriques : Une nouvelle mesure prévue en Belgique dès 2026

Par L'équipe rédaction Neety

Publié le décembre 28, 2025

Taxe environnementale pour voitures électriques : Une nouvelle mesure prévue en Belgique dès 2026

À partir de janvier 2026, la Belgique introduira une contribution environnementale pour les acheteurs de véhicules électriques, visant à financer le recyclage des batteries. Cette initiative contraste avec la France, où un dispositif similaire existe déjà sans coût direct pour le consommateur. Découvrons comment ces deux pays se préparent pour l’avenir des véhicules électriques.

Résumé en 3 points

  • La Belgique imposera une taxe sur les véhicules électriques dès 2026 pour financer le recyclage des batteries.
  • La France utilise déjà le système REP pour recycler les batteries sans frais directs pour les consommateurs.
  • Un malus au poids plus sévère sera introduit en France pour les voitures dépassant 1 500 kg à partir de 2026.

La taxe environnementale belge pour véhicules électriques

Dès janvier 2026, les acheteurs de voitures électriques en Belgique devront s’acquitter d’une contribution environnementale, un ajout notable sur leur facture d’achat. Calculée en fonction de la capacité de la batterie, cette taxe financera la collecte et le recyclage des batteries en fin de vie. Febelauto, l’organisme chargé de centraliser les fonds, a établi des tarifs spécifiques en fonction du poids et du type de batterie. Par exemple, pour les batteries de traction pesant moins de 40 kg, la taxe s’élève à 5 euros pour les LFP et à 10 euros pour les NiMH, NMC, et autres technologies.

Cette contribution s’applique à tous les types de véhicules électrifiés, des voitures aux motos, en passant par les camions et les bus. Le volume de batteries usagées collectées en Belgique a considérablement augmenté, passant de 31 585 kg en 2021 à 412 400 kg fin 2025, ce qui montre l’urgence d’une gestion efficace de ces déchets.

Le modèle français de collecte et recyclage des batteries

En France, la filière à responsabilité élargie des producteurs (REP) est déjà en place pour la collecte et le recyclage des batteries des véhicules électriques. Le règlement européen 2023/1542 impose aux producteurs d’assurer la gestion de ces batteries, soit par un éco-organisme agréé, soit par un système individuel approuvé par les autorités. Les trois principaux éco-organismes agréés en France sont ECOSYSTEM, BATRIBOX, et Recycler mon véhicule.

Ce dispositif garantit un recyclage sécurisé et efficace, préservant les métaux précieux comme le cobalt, le cuivre, le lithium et le nickel pour leur réutilisation dans la fabrication de nouvelles batteries. Le système de collecte est gratuit pour les utilisateurs, ce qui évite toute charge supplémentaire à l’achat d’un véhicule.

Impact fiscal et réglementation en France

La France a également ajusté sa fiscalité pour encourager la réduction de la masse des véhicules. Dès janvier 2026, un malus au poids sera appliqué aux voitures pesant plus de 1 500 kg, alors qu’auparavant, la limite était fixée à 1 600 kg. Ce malus est progressif : il commence à 10 euros par kg excédentaire pour les véhicules entre 1 500 et 1 699 kg et atteint 30 euros par kg pour ceux dépassant 2 000 kg.

Ce système s’ajoute au malus CO₂, renforçant ainsi l’incitation à réduire le poids des véhicules. Des abattements spécifiques sont prévus pour les entreprises et les familles nombreuses, limitant ainsi l’impact fiscal.

Contexte et historique de la transition vers les véhicules électriques

La transition vers les véhicules électriques s’inscrit dans un effort mondial pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et minimiser l’impact environnemental des transports. La Belgique et la France, en mettant en œuvre ces initiatives, illustrent l’engagement des pays européens à promouvoir des solutions de mobilité durable.

En Belgique, Febelauto joue un rôle central dans la coordination du recyclage des batteries, un enjeu de taille au vu de l’augmentation rapide du nombre de véhicules électriques sur les routes. En France, le système REP, soutenu par la législation européenne, offre un cadre robuste pour la gestion des batteries usagées, tout en évitant des coûts additionnels pour les consommateurs.

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